L’effondrement, c’est maintenant !?

si vous souhaitez avoir un point de vue global de la situation, nous vous recommandons cette lecture.

Notre planète, la Terre, constitue notre environnement à tous. Elle est ce que nous partageons en premier lieu, et peut être ce qu’il y a de commun entre tous les individus. En somme elle est une part essentielle de notre Humanité. Notre époque diffère des précédentes en ceci que les activités humaines ont désormais un impact global et significatif sur l’écosystème terrestre. Il s’agit de ce que l’on appelle l’ère de l’Anthropocène. Chaque jour à travers nos activités ordinaires nous participons à la destruction des écosystèmes dont nous faisons partie. Un jour, l’espace compatible avec la vie humaine pourrait disparaitre.

Pourtant, rien n’est joué d’avance. Les seuls à dire l’Histoire sont les historiens. Alors, prenons le problème à bras le corps en faisant dans un premier temps un tour d’horizon des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Par la suite nous nous attarderons sur les stratégies d’évitement de ces questions par les acteurs qui en sont responsables. Enfin, nous tenterons, modestement, d’apporter des propositions de solutions. C’est parti !

L’un des enjeux majeurs de notre époque contemporaine réside dans la prise de conscience de la situation. Commençons par quelques grands constats, parfois méconnus, sur l’état de l’environnement et des conditions de vie de l’Humanité et ses cousins, la faune et la flore.

La situation est si spectaculaire que les infos peuvent paraitre fausses ou exagérées, mes sources sont fiables mais il peut y avoir des erreurs, notamment en ce qui concerne les prédictions, les scenarios envisagés. Certaines informations peuvent également être mal interprétées car non traitées dans leurs globalités par souci de synthèse. Ne vous arrêtez pas ici si des points vous interpellent, faîtes vos propres recherches ! Je ne suis pas scientifique, je suis informaticien, ça fait des années que je m’intéresse à ce sujet et j’ai travaillé vite fait dans les énergies renouvelables et l’écoconception. Je travaille dans l’économie circulaire.

Il s’agit malgré tout principalement d’informations provenant d’articles scientifiques approuvés par la majorité des scientifiques et notamment ceux du GIEC et du IPBES, l’équivalent du GIEC pour la biodiversité. Le GIEC est un groupe de scientifiques experts du climat créé par l’ONU et qui rassemble 195 pays soit presque tous les pays du monde. Depuis 1988 ces derniers ont publié cinq rapports. Le dernier (2014) fait actuellement l’effet d’une bombe. Chacun de ces rapports fait plus de 2000 pages, s’appuie sur des milliers d’études et est défendu par près de 15 000 scientifiques. Cette publication hors normes est vérifiée trois fois sur une période de deux ans. Il est donc difficilement possible de faire plus sérieux en terme d’état des lieux bien que l’on ne puisse pas pour autant prédire qu’effondrement il y aura. Le haut conseil pour le climat, mis en place en novembre 2018 par Emmanuel Macron, tire également la sonnette d’alarme. Nous ne pouvons plus continuer ainsi. Le 6eme rapport du GIEC est prévus pour 2022.

En général quand l’on prédit l’avenir, on se trompe. Mais ils ne prédisent pas l’avenir, ils font des scénarios, la majorité seront faux, ils le seront tous plus ou moins. Il y aura des bascules. À nous de faire en sorte de tomber dans les meilleurs scénarios. Pour le moment on ne se dirige pas vers les meilleurs mais plutot vers les + 2.8°C en 2100, un scénario intermediaire qui reste tres lourd de conséquences. Edit: les nouvelles données de fin 2022 indique +3.8°C pour la france d’ici 2100 en scenario intermediare. En gros, si c’est le cas, ça va être un enfer, la vie serra tres dure. Fautes d’actions, la catastrophe est devenue inévitable. Même si l’on stoppait d’un coup l’ensemble des pollutions et prédations sur la planète, la machine est lancée, il est trop tard pour n’en subir aucune conséquence, mais les pires scénarios ne sont pas réalistes à moins d’être confronté a de violentes boucles de rétroactions tel que les gaz libérés par la fonte du pergélisol (permafrost en anglais).
Nous assistons à une extinction massive du vivant, la 6ème et première dont nous sommes personnellement responsable. Peut-être sommes-nous proche de la fin d’un écosystème compatible avec la vie humaine. Rassurons-nous, depuis la chute de Rom en 476, la fin du monde a été annoncée 182 fois.

Le célèbre physicien William Crookes annonçait en 1898 que la population mondiale serait trop importante en 1931, pour les capacités de production en nourriture de la planète. Il prédisait donc une famine généralisée compte tenu des faibles ressources en nitrates disponibles, c’est-à-dire une pénurie d’engrais. Mais entre-temps les scientifiques ont réussi à fixer l’azote contenu dans l’air pour fabriquer de l’ammoniac et ainsi construire des bombes, mais surtout fabriquer des engrais. Ce n’est peut etre « pas si indispensable » mais la science aime nous surprendre et fausser nos scénarios.

Cette fois, cependant il y a du concret. Nous assistons véritablement à une extinction massive du vivant. Si l’on arrive à gérer cette situation de crise, peut-être entrerons-nous dans une nouvelle ère que Bernard Stiegler nomme le Néguanthropocène. L’inverse de l’anthropocène. Soigner plutôt que détruire, organiser plutôt que désorganiser.

Même s’il est beaucoup utilisé par les scientifiques, le terme « Anthropocène » n’a pas encore été officiellement reconnu ni ajouté à l’échelle des temps géologiques. La date de départ fait encore débat et pourrait se situer entre -5000 av JC et 1945. Oui, c’est une très large fourchette. Tout dépend des indicateurs choisis.

En étant un peu hors sujet, on pourrait rajouter qu’a une autre échelle, l’entropie est en augmentation constante. Entre les planètes, l’espace s’étend comme un ballon de baudruche qui se gonfle.

L’écosystème est un équilibre fragile constitué principalement d’interdépendances. Nous consommons de plus en plus dans un monde aux ressources de plus en plus limitées. Le Jour du dépassement de la Terre correspond à la date de l’année à partir de laquelle l’humanité est supposée avoir consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an. D’après le WWF, le Jour de dépassement est le 5 mai pour la France. Pour le Vietnam c’est le 20 décembre. Même si tout le monde vivait comme les Vietnamiens nous serions dans la direction d’un effondrement, certes beaucoup plus lointain, mais effondrement malgré tout.

Nous devons donc ajuster nos systèmes productifs avec l’écosystème. Pour l’agriculture, ce serait par exemple le développement de la permaculture. Organiser les cultures pour que le vivant cohabite avec elles en harmonie tout en bénéficiant des atouts que chaque acteur apporte. Se faire aider par la nature plutôt que de se battre contre elle.

À ce jour notre mode de vie parait incompatible avec l’équilibre de l’écosystème. Mais rien n’est joué, des inventions respectueuses de l’environnement se font progressivement les unes à la suite des autres. Il est également souhaitable de s’interroger sur notre mode de vie actuel, est-il le plus adéquat à notre épanouissement personnel ?

Même si nous agissions en ce sens, nous subirions le dérèglement climatique engagé depuis de nombreuses années.

Si on arrêtait d’emmètre du CO2. Ça prendrait plus de 10 000 ans pour retourner à un taux de C02 naturel. En 100 ans, plus de la moitié du CO2 aura quitté l’atmosphère pour se loger dans la biomasse, le sols, les océans.

En 2017, l’Inde a planté 66 millions d’arbres en seulement 12 heures. En juillet 2019 l’Ethiopie à pulvériser le record de 2017 en plantant plus de 353 millions d’arbres en seulement 24 heures. Nous avons les capacités d’être très efficaces, à nous de les mettre en œuvre. Dans le cas contraire les conséquences s’annoncent très difficiles pour tout le monde et à terme ces dernières peuvent aboutir à la fin de l’humanité.

La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer.
Peter Drucker

Vous trouverez dans les pages qui suivent un petit tour d’horizon de la situation complété par des vidéos, des podcasts et des livres.

Attention, le texte qui sui va provoquer une éco anxiété aiguë chez nombreux d’entre vous.

 

Cliquez pour voir la suite page suivante

Pages : 1 2 3 4